Accident de la vie courante : définition

Comme son nom l’indique, un accident de la vie courante est un événement, un traumatisme non intentionnel qui bouleverse la vie quotidienne.
Ce qui signifie : hors du cadre du travail et hors accident de la circulation.

 

Cela couvre en réalité énormément de cas de figure. Du pot de fleur qui se décroche d’un balcon à l’accident de chasse, en passant par une glissade dans une boutique, un attentat ou une catastrophe naturelle, noyade, brûlure, électrisation ou tout accident de la vie domestique. Sans oublier : morsure d’animal, intoxication, chute dans l’escalier ou durant une activité sportive, etc.

 

Énormément de cas… Et peu de garanties d’indemnisation

 

Alors qu’une assurance est obligatoire pour posséder une voiture ou travailler, rien ne garantit votre protection dans tous les cas possibles d’accidents de la vie courante.

Les assurances n’ont aucune obligation à vous couvrir pour tout. C’est donc à vous de vérifier dans vos contrats divers si vous bénéficiez de la bonne protection.

 

Où trouver cette information ? Dans votre assurance habitation ou dans votre contrat de prévoyance, si vous en avez souscrit un (aussi appelé Garantie des Accidents de la Vie, ou GAV ).

Vous pouvez aussi éplucher la garantie liée à votre carte bancaire, qui couvre généralement quelques éléments de la vie courante.

 

Comment être indemnisé pour un accident de la vie courante ?

 

Pour qu’un cas d’accident de la vie courante soit indemnisé, il faut qu’il ait entraîné une forme de handicap ou un bouleversement conséquent de la vie de la victime.

L’assureur ne couvre pas en général les cas de jambes cassées ou petites contusions sans incidence forte sur la vie quotidienne.

Pensez à bien relire votre contrat pour savoir ce qui est indemnisé. Si vous avez un doute sur votre indemnisation, n’hésitez pas à contacter un avocat spécialisé dans ce domaine pour vous aiguiller. Il y a deux solutions pour être indemnisé : soit pouvoir engager la responsabilité d’un tiers (par exemple, le sol glissant entraînant une chute engage la responsabilité du propriétaire du sol), soit déclencher sa garantie des accidents de la vie.

Dans ce second cas, le contrat prévoit généralement que la garantie est déclenchée au-delà d’un certain seuil de gravité exprimé en pourcentage de séquelles (DFP).

Souvent, c’est de 5% ou de 10%, en fonction des contrats.

La plupart des compagnies d’assurances auront tendance à minimiser l’accident et ses conséquences, pour vous verser moins d’indemnités, voire à accélérer la procédure alors que votre état de santé n’est peut-être pas encore consolidé.

Pour être correctement indemnisé, faites tout de suite appel à un avocat qui vérifiera que vous, votre famille, vos frais de santé et frais divers, et tout le temps investi dans la récupération post-accident sont justement pris en compte.

 

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