Hadrien Muller, avocat préjudice

Avocat spécialisé en préjudice corporel

Diplômé en évaluation des traumatismes crâniens

Paraplégie : des conséquences cachées qui seront mal indemnisées ?

Accident de la route, certains cas graves d’accident du travail, agression : certains accidents peuvent laisser des séquelles très lourdes. Comme la paraplégie.

La paraplégie, c’est une paralysie de la moitié inférieure du corps. Selon qu’elle soit paraplégie haute ou basse, les membres inférieurs sont touchés et jusqu’à la partie basse du tronc. Elle résulte d’une lésion de la moelle épinière dorsolombaire et, très souvent, d’un accident de voiture ou d’un accident de moto (rien à voir, donc, avec une paraplégie spastique, qui est une maladie génétique).  

Un dossier d’indemnisation pour une victime paraplégique est un dossier complexe. Si c’est votre cas, vous savez sans doute déjà qu’il vous faudra un avocat pour être bien indemnisé(e). En effet, dans ce genre de dossiers, la différence entre l’offre d’indemnisation par l’assurance et l’indemnisation obtenue avec un avocat peut changer radicalement votre vie. Plus qu’un droit, cette indemnisation est un besoin lorsqu’une victime est paraplégique.

Entre une offre de l’assureur à 300 000€ et les réparations obtenues à plus de 1 000 000€, voire plusieurs millions d’euros, la vie d’une victime sera très différente. Et tout cela dépend du degré de détail que l’on va apporter au dossier de demande d’indemnisation.

Pour cela, il vous faut impérativement être accompagne(e) par un avocat spécialisé en dommage corporel.

Paraplégie définition

Une paraplégie est une paralysie des deux membres inférieurs, très souvent liée au choc traumatique d’un accident. On parle de paraplégie incomplète ou de paraplégie complète, selon que le bas du corps conserve ou non une sensibilité et/ou une motricité volontaire (même infime, soit une parésie).

Elle peut provoquer des douleurs au-dessus ou en-dessous de la lésion, des troubles de la circulation, troubles osseux et autres difficultés dues à une position statique.

Par ailleurs, elle entraîne très souvent des troubles génito-sexuels, chez l’homme comme chez la femme. Tout cela doit être correctement souligné, analysé et défendu pour que la victime en obtienne une juste indemnisation.

Une vie bouleversée pour vous et vos proches

Une paraplégie a des conséquences sur la vie quotidienne. Cela signifie forcément pour la victime une toute nouvelle dépendance à l’aide de ses proches. Une aide qui s’élève en moyenne à plusieurs heures par jour.

La victime aura besoin d’une présence active et d’une présence passive. Active, c’est-à-dire une aide pour l’entretien du domicile, les courses, les déplacements, etc. Passive, c’est cette présence vigilante qui s’assure qu’elle ne tombe pas pendant un transfert (passage d’un fauteuil roulant à une douche ou un lit, par exemple). En effet, de très nombreuses victimes de paraplégie se plaignent de ces chutes, très fréquentes.

Indemnisation d’une victime paraplégique : tout est dans le détail

Dans une procédure d’indemnisation d’une victime d’accident souffrant de paraplégie, le détail et la prévision sont essentiels.

Ces dossiers sont complexes car cette paralysie entraînera nécessairement des dépenses à vie qui n’existaient pas auparavant. Or, l’assureur en charge de l’indemnisation aura tendance à faire une estimation faible, très faible, qui n’aidera en rien sur le long terme.

Il est donc capital pour la victime de se faire aider d’un avocat spécialisé, qui sache entrer dans les détails. Un expert qui puisse chiffrer précisément les besoins de la victime, entre autres choses. Cette liste doit contenir des dépenses qui n’apparaîtront sans doute pas dans l’offre des compagnies d’assurances, mais qui pèseront dans la vie de la victime, comme :

  • un fauteuil roulant manuel et un fauteuil roulant électrique (et son renouvellement toutes les X années),
  • des lingettes nettoyantes corporelles,
  • des bas de contention,
  • des garnitures hygiéniques,
  • des gants (jusqu’à 200 par mois pour certaines personnes),
  • un fauteuil de douche à renouveler (il faut notamment calculer sa durée de vie),
  • le remplacement des roues ou des sièges du fauteuil
  • un véhicule adapté et spacieux
  • etc.

Certaines personnes souhaitent poursuivre une activité sportive, ou une pratique spécifique, qui nécessitera un équipement adapté. Sans compter les aménagements à prévoir à domicile.

Des postes de préjudices particuliers

Au-delà du matériel, il faut enfin comprendre qu’une victime d’accident rendue paraplégique souffrira de préjudices différents d’autres victimes. Le préjudice d’établissement par exemple (difficultés à fonder ou maintenir une famille), le préjudice sexuel ou encore une forte incidence professionnelle.

Pour évaluer correctement ces postes de préjudices, il faut s’appuyer sur les revenus antérieurs de la victime, ou sa capacité à avoir obtenu tel revenu. Avec ses diplômes pour référence, l’avocat réalisera une projection de carrière pour évaluer sa perte de revenus.

Tout cela relève de la projection et donc d’une attention personnelle portée à la vie de la victime. Soit un niveau de détails rarement (voire jamais) atteint au cours d’une visite d’expertise médicale. Et c’est pourtant cette visite (et le rapport d’expert) qui conditionne l’offre d’indemnisation faite par l’assureur.

Et si mon cas s’aggrave après avoir été indemnisé(e) ?

Cela peut arriver chez certaines victimes, notamment dans le cas des paraplégiques utilisant un fauteuil roulant (non électrique) : de nouveaux problèmes de santé apparaissent liés à leur changement de vie.

C’est par exemple le cas d’une femme qui, à force de se transférer de son fauteuil à son lit, à un autre fauteuil, au siège de douche, etc., finit par souffrir d’affections aux épaules avec les années.

C’est une nouvelle souffrance, et elle engendrera peut-être à son tour de nouvelles dépenses. Dans ce cas, sachez que vous pouvez demander à rouvrir votre dossier d’indemnisation pour aggravation. Et ce, même si cela intervient de longues années après le versement de vos indemnités. Si ces souffrances sont démontrables et justifiables, vous pourrez faire une nouvelle demande d’indemnisation.

Si vous êtes aujourd’hui paraplégique (ou un proche) après avoir subi un accident ou une agression, faites-vous accompagner immédiatement. Vos conditions de vie en dépendent, votre tranquillité aussi.

Contactez ici Maître Hadrien Muller pour vous faire aider.

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