Victime d’un accident de la route, auprès de qui puis-je demander conseil ?

Vous-même, ou l’un de vos proches, êtes victime d’un grave accident de la route ?  
Peut-être même vient-il de se produire à l’instant ? 
Sur le moment, vous êtes forcément désemparé.  
  
Dans les quelques semaines qui vont suivre, ce sentiment “que dois-je faire ?” va s’aggraver.  
Vous découvrirez qu’il y a des démarches à effectuer. Et ce, alors même que vous devrez vous occupez des soins et que cela prend le plus clair de votre temps.  
 

Les conseils vont pleuvoir


Bien sûr, tout le monde vous veut du bien et vous conseille. 
En qui pouvez-vous avoir vraiment confiance pour être à vos côtés dans toutes ces démarches ?  
 
Certes, vous lisez là un article signé par un avocat spécialiste en droit du dommage corporel 
“Il va donc forcément plaider pour sa chapelle”, pensez-vous.  
 
Voilà pourquoi, cet article va vous proposer :  
 
1. tout d’abord des conseils d’urgence, la petite check-list des choses à ne pas oublier tout de suite après l’accident 

2. et ensuite, une fois que vous n’êtes plus sur les lieux :  les quelques critères de bon sens pour évaluer la fiabilité de tous ceux qui vous proposeront leurs interventions pour la réparation du dommage corporel. 
 
Ce seront juste des critères de bon sens. Vous choisirez ensuite la stratégie d’action en toute connaissance de cause. 

A faire tout de suite : la check-list sur le lieu de l’accident 

Si vous lisez ces lignes alors même que l’accident de la circulation vient de se produire, ce sont surtout les gendarmes, la police ou les sapeurs-pompiers qui vont vous conseiller…. ou pas.  
 
Espérons que l’émotion ou les douleurs vous laissent quand même quelques minutes de sang-froid. Dans ce cas, voici une check-list  que les témoins ou les personnes qui se sont arrêtées pourront vous aider à suivre.  

  • Relevez l’immatriculation des véhicules “impliqués” dans l’accident (ce mot est clé, car la loi Badinter qui va s’appliquer ensuite cherche qui est impliqué avant de savoir qui est responsable – ceci sera important par la suite) 

  • Pensez à photographier, si vous le pouvez, ou à faire photographier par les témoins tout ce qui peut être photographié de la scène (en notant les heures et la date) 

  • Prenez les coordonnées des témoins. 

 

Très vite ensuite, dans les cinq jours ouvrés suivant l’événement, pas plus, déclarez l’accident à votre assurance. Faites-le d’abord par téléphone, puis par lettre recommandée avec accusé de réception. 

Votre assurance va vous adresser un questionnaire santé afin d’évaluer, rapidement, votre préjudice corporel. Y a-t-il eu intervention chirurgicale ? Un stress post-traumatique, y a-t-il polytraumatisme? Quelles sont les conséquences pour votre vie courante ? Etc. 
 
C’est à partir de là que tout va commencer pour ce qui concerne l’indemnisation. 

 

 

Les critères de bon sens à avoir à l’esprit

C’est aussi à partir de cet instant-là que vous allez recevoir de nombreux conseils. 

Quels sont les critères pour savoir si vous pouvez avoir confiance ou pas ? 

Nous les avons résumés dans cette infographie. Elle s’appuie sur le bon sens même

 

 

 

 

Dans quel cas se trouve votre compagnie d’assurance ? 

Bien sûr, votre assurance automobile est là pour vous aider. Vous vous dites : “je paie mon assurance pour cela”. Un bon assureur est là évidemment vous apporter conseil, réconfort.  
 
Il n’en reste pas moins vrai qu’à partir du moment où votre cas devient pour elle un dossier “sinistre”, toute l’humanité qui transparaît dans ses publicités et dans les formules de politesse de ses courriers va se transformer en mécanique gestionnaire. 
 
Même si elle cherche à obtenir le maximum de l’assurance de l’autre véhicule impliqué qui est peut-être le fautif de l’accident de voiture, son intérêt est simple :  

  • Payer le moins possible 

  • Consacrer le moins de temps possible au dossier 

  • Décaisser les fonds le plus tard possible 

Vous ne pouvez rester totalement entre ses mains pour vous guider dans la suite des “opérations d’indemnisation des victimes”.

Il va falloir évaluer le préjudice subi : préjudice corporel et préjudice moral, et ceci va forcément prendre du temps jusqu’à la consolidation de l’état de la victime, qu’il s’agisse de vous-même ou d’un proche.  

Quid des associations d’aide aux victimes ?   

Les associations d’aide aux victimes ou de défense des victimes font un travail formidable. Notamment en matière d’information et d’explication.  
 
Elles savent vulgariser les notions juridiques complexes (nous travaillons sur ce blog à faire aussi bien, c’est d’ailleurs sa raison d’être) et elles vous apparaissent comme très rassurantes, car au fond, c’est vrai : elles sont indépendantes. 
 
Ces associations n’ont pas vocation à gagner de l’argent, et elles sont clairement positionnées de votre côté. 
 
Pour ce qui est de l’accompagnement, leurs prestations sont intéressantes. 

 

Il faut pouvoir prévoir l’imprévisible 

Il n’en reste pas moins vrai que vous devez prévoir l’imprévisible

Dans les quelques semaines qui suivent l’accident, vous ne savez pas encore comment vont évoluer les choses. L’état de l’accidenté n’est pas encore consolidé. L’expertise médicale n’est peut-être pas encore terminée. Le dossier médical peut-être à peine constitué. Le médecin conseil à peine consulté.

Vous n’êtes pas à l’abri de voir très vite un grand écart se creuser entre ce que vous estimez être le montant de la juste réparation du préjudice et ce que vous vous voyez proposé. Pour ce qui concerne les sommes provisionnelles, vous pourriez avoir la même déception.

Vous êtes encore moins à l’abri d’un éventuel conflit, ou d’une négociation extrêmement tendue avec les assurances.

Or, une association d’aide aux victimes ne pourra ester en justice en votre nom. En clair, elle ne peut saisir le tribunal pour vous. Les assurances le savent.

Elles restent ainsi en position de force si votre conseil n’a pas la force de frappe de pouvoir saisir très vite le tribunal compétent, en général le tribunal de grande instance (TGI).

Et s’il ne peut menacer d’obtenir une décision de justice et d’aller jusqu’en cour de cassation, s’il le faut.

 

Dans un conflit, comme dans une négociation, il faut parfois avoir des idées créatives

Situation très différente de celle d’un avocat qui vous accompagne depuis le début et qui se rémunère à 100% sur les résultats.

Les assurances savent qu’elles ont alors un intérêt commun avec vous : négocier au mieux et au plus vite.

Rien ne fait plus mauvais effet dans les comptes annuels d’une assurance qu’une grosse provision (somme inscrite en comptabilité, que les experts-comptables évaluent en fonction du risque réel de devoir la payer un jour et qui vient diminuer le bénéfice de la compagnie) justifiée par le fait que “l’avocat en face est un véritable pitbull”. 

La compagnie devra en outre ajouter ses propres frais d’avocat, frais divers, etc.  
Autant transiger au mieux !
 

La première qualité d’un avocat spécialisé en dommage corporel est de mobiliser son expérience et sa créativité au service de la négociation. Il le fera d’autant mieux qu’il aura le même intérêt que vous : obtenir le maximum sans attendre. 

 

Si, à l’issue de cette lecture, vous pensez qu’un avocat spécialiste est la solution qui vous convient, vérifiez sa stratégie d’honoraires. Fait-il payer quoi que ce soit au début ?  
Pour ce qui concerne mon cabinet, la réponse se trouve ici. 

 

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