Hadrien Muller, avocat préjudice

Avocat spécialisé en préjudice corporel

Diplômé en évaluation des traumatismes crâniens

Votre pretium doloris psychologique est-il correctement pris en compte lors de l’expertise médicale ?

Lorsqu’on est victime d’un préjudice, les souffrances physiques peuvent prévaloir sur les souffrances morales dans un dossier d’indemnisation. Pourtant, les deux méritent une réparation adéquate en fonction de leur gravité. Malheureusement, le diagnostic du pretium doloris psychologique n’est pas toujours infaillible. Faites appel à un avocat spécialiste pour vous protéger de tout manquement, et vous garantir l’obtention d’une indemnisation proportionnelle à vos dommages.

Quel est le prix de votre douleur psychologique ?

Le pretium doloris est l’ancien terme correspondant aux souffrances endurées par la victime d’un préjudice. Il sert à déterminer la gravité de la souffrance infligée. Mais lorsqu’il est d’ordre psychologique, son appréciation lors de l’expertise médicale est délicate. 

Dimension morale d’un préjudice corporel

Les préjudices corporels désignent les conséquences des dommages sur l’intégrité physique ou morale de la victime. Bien entendu, les experts les examinent de près lors d’une demande d’indemnisation. Ainsi, la victime doit se soumettre à une expertise médicale mandatée par l’assureur. Celle-ci va permettre d’évaluer précisément les souffrances endurées par la victime, ainsi qu’un éventuel déficit fonctionnel permanent dit DFP. Ces deux postes de préjudice sont complémentaires au calcul de la gravité du préjudice subi.

Les souffrances endurées psychiques s’opposent aux souffrances somatiques (fractures, plaies ouvertes,…). Mais les experts calculent toutes les souffrances endurées à partir du jour de l’accident jusqu’au moment où les lésions de la victime n’évoluent plus. Et on nomme cet instant  «la  consolidation ». Le DFP quant à lui désigne un déficit fonctionnel qui subsiste après cette consolidation, et qui est irréversible. Pour que l’expertise médicale conclue à un DFP psychologique, il faut prouver une altération permanente de l’état psychologique de la victime.

Une évaluation subjective

Le pretium doloris psychologique est par nature dur à déterminer. En effet, une douleur physique considérée comme faible selon les barèmes des experts sera chiffrée de la même manière sur le plan de l’indemnisation si l’on n’intègre pas l’aspect psychique. Or, en fonction de la situation individuelle de chaque victime, les répercussions d’une jambe cassée ne seront jamais les mêmes. Et par conséquent, les souffrances psychologiques qu’elle entraîne doivent être calculées en fonction des conditions de vie de chaque patient. Et cela est valable également pour le DFP.

Pendant longtemps, les médecins utilisaient le terme de pretium doloris lors de l’expertise médicale. Mais les avocats ont dénoncé un monopole de cette appréciation, qui ne devrait pas être exclusive au corps médical. Au lieu d’évaluer le prix de la douleur, les médecins experts doivent se tenir à mesurer sa quantité, soit le quantum doloris.

L’avocat spécialiste, protection contre la mauvaise prise en compte du pretium doloris psychologique

Malheureusement, tous les textes en vigueur ne protègent pas la victime d’une mauvaise évaluation de son pretium doloris psychologique. Toutefois, cette situation n’est pas incontournable. Ainsi, un avocat spécialiste est un véritable rempart contre une injuste indemnisation.

Les principes incontournables de l’expertise médicale

Les conséquences de tout dommage corporel, à savoir l’ITT (interruption temporaire de travail), le préjudice esthétique, l’invalidité catégorie 2 et travail, etc. doivent être appréciées en tenant compte des spécificités de chaque victime. En fonction de chaque situation, les répercussions psychologiques seront différentes. Et c’est là que l’avocat intervient pour s’assurer que le pretium doloris psychologique est correctement pris en compte.

Pour garantir le respect des droits de la victime d’un préjudice, une réparation doit être obtenue :

– de manière proportionnelle à la situation individuelle de chaque victime

–  en considération du contradictoire.

– dans le respect du principe de la réparation intégrale du préjudice sans perte ni profit pour la victime.

Mais dans la pratique, cela n’est garanti qu’avec l’aide d’un avocat spécialiste.

Une évaluation juste gage d’une réparation adéquate

Dans l’histoire de l’évaluation du pretium doloris, on retrouve un véritable bras de fer médicolégal. En effet, les médecins ont mis longtemps avant d’accepter de partager l’expertise en la matière avec les avocats. Et de leur côté, ces derniers ne s’étaient pas précipités pour y participer. De plus, une partie du corps médical  considérait que la présence de l’avocat lors de l’expertise médicale n’était pas nécessaire  à la procédure.

Mais très vite, la place essentielle de l’avocat spécialiste lors de l’expertise médicale s’est imposée à tous les corps impliqués. En effet, l’absence d’un avocat compromet le contradictoire car le médecin devient seul juge du montant du pretium doloris psychologique. Aussi, l’avocat entretient un dialogue récurrent avec son client et une connaissance complète de sa situation. Ainsi, il défend la prise en compte de souffrances auxquelles le médecin se montre en général réticent.

En somme, l’évaluation du pretium doloris psychologique est une décision qui doit être prise grâce à l’intervention de plusieurs experts. Mais l’aide d’un avocat spécialiste est précieuse voire indispensable pour obtenir le juste prix de votre douleur.

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