Vous accompagnez une victime de traumatisme crânien ? Ne restez pas seul(e).

Un de vos proches a subi un traumatisme crânien ? Si vous l’accompagnez dans sa démarche pour s’en relever et se faire indemniser, lisez ce qui suit.

Vous jouez un rôle essentiel. En effet, la victime d’un accident corporel, atteinte dans l’intégrité de sa personne et déstabilisée acceptera plus facilement l’aide d’un proche que d’un professionnel extérieur.

L’indemnisation du traumatisme crânien : un sujet à affronter au plus vite

Souvent, vous êtes à la fois le véritable rempart contre l’aggravation de la situation et le premier vecteur de l’amélioration de celle-ci.

Le véritable risque pour vous est donc que vous vous retrouviez  à partager vous-même la façon de voir les choses de la victime et que vous vous isoliez avec elle.

La façon dont va se dérouler son indemnisation du traumatisme crânien est essentielle pour éviter cela.

L’indemnisation : un sujet à affronter au plus vite

Vous aurez besoin, vous-même et la victime de vous faire aider. Notamment pour affronter au plus vite la question de l’indemnisation.

Celle-ci est importante.

Il faut, au plus vite, pouvoir trouver des moyens financiers pour permettre à la victime de compenser les difficultés qui bouleversent sa vie.

Et ne pas croire qu’ils vont tomber du ciel, parce que vous entreriez “naturellement” dans des barèmes pré-établis. Il va y avoir des difficultés en la matière.
Une aide professionnelle est nécessaire notamment face à la compagnie d’assurance : comment obtenir la juste réparation du préjudice ?

Vous devez vous poser cette question au plus tôt.

Cette question est aussi importante pour vous. Vous n’avez pas subi le dommage corporel directement, et pourtant, vous êtes victime de ses conséquencesDe fait, vous vous retrouvez à endosser une sorte de responsabilité, un rôle de pilier qui doit être reconnu. Par ailleurs, vous êtes peut-être vous-même une victime par ricochet, et cela justifie aussi une indemnisation spécifique.

Vous êtes un soutien moral

Le préjudice corporel, chez une victime de traumatisme crânien, est parmi les plus difficiles à évaluer. Qu’il soit lié à un accident de la route (environ la moitié des cas), un accident de la vie ou à une agression, … . C’est le seul qui peut ne laisser aucune trace physique mais des séquelles qui affectent la vie quotidienne. Selon la gravité du traumatisme, le handicap invisible peut être très conséquent pour la victime comme pour ses proches.

C’est donc déjà à ce premier niveau que la victime a besoin de vous. Elle n’est pas la mieux placée pour évaluer son propre état, notamment face à l’assureur. Or, celui-ci va proposer une visite médicale au plus vite avec son médecin expert, et la victime risque de ne pas savoir bien identifier ses maux lors de sa consultation. Comme c’est de cette expertise que dépend son indemnisation, il vaut mieux qu’elle soit accompagnée dans cette épreuve. Vous la connaissez bien. Vous pouvez donc être un précieux témoin des bouleversements et altérations endurées depuis l’accident.

D’autant plus que la victime de traumatisme crânien a aussi des chances d’opposer un déni à sa propre situation. Outre la difficulté pour certaines personnes d’admettre qu’elles ont perdu le contrôle de leurs humeurs voire certaines capacités cognitives, il peut arriver que la victime souffre d’anosognosie, soit un déni total de ses troubles. Là encore, votre parole est importante pour la défendre face à son assureur et parfois contre elle-même.

Ce type de situation peut être une véritable épreuve, voire une souffrance morale pour l’accompagnant. En cela, l’aide d’un avocat spécialisé dans la défense des victimes de dommages corporels se concrétise d’abord comme un soutien psychologique pour vous-même. Vous n’êtes pas seul(e) dans votre lutte.

Bien évaluer l’indemnisation dès l’expertise médicale

La présence d’un avocat spécialiste dans ce type de dossier se révèle surtout nécessaire dès les premiers contacts avec l’assureur.

Son intérêt est certes d’examiner sérieusement une victime, mais sans trop entrer dans les détails. Moins de choses apparaissent sur le rapport d’expertise, moins de postes d’indemnisation sont à soumettre au chiffrage de l’assurance.

Voilà pourquoi un avocat spécialisé en dommages corporels – et notamment en traumatisme crânien – est l’aide indispensable d’une victime et de son accompagnant.

Il peut obtenir une expertise judiciaire, et faire en sorte, lors de la visite médicale, que toutes les questions soient bien posées pour évaluer toutes les conséquences post-traumatiques. Inaptitude à effectuer certaines tâches du quotidien, souffrances morales, perte d’emploi, bouleversements sociaux…

Autant de critères que ne soulèvent pas – en général – les experts médicaux des assurances et qui influent grandement sur le montant de l’indemnisation du préjudice corporel.

Perte d’autonomie

Il peut arriver que des lésions cérébrales aient causé des dommages à d’autres parties du corps, entraînant une perte de motricité voire une perte d’autonomie chez la victime traumatisée. Ce qui signifie un parcours de rééducation, des frais médicaux, des frais de transport, etc.

Sachez que l’évidence selon laquelle ceci a été causé par l’accident n’en sera pas une pour l’assureur. Soit il contestera ce rapport de cause à effet, soit, et c’est souvent là le problème, il fera en sorte qu’il ne soit même pas évoqué, donc qu’il n’existe pas.

Là encore, un avocat spécialiste connaît bien ce genre “d’oubli”. Il vous aidera à prouver le lien de cause à effet et à obtenir le bon montant pour couvrir tous ces postes de préjudice.

Préparer un nouveau projet de vie

Une fois son état consolidé, la victime doit se reconstruire. Le retour à domicile et la reprise d’une vie aussi normale que possible sont parfois compliqués. Vie familiale et relations sociales perturbées, difficultés voire incapacité à reprendre un travail, perte de mémoire, pénibilité du quotidien… Cela non plus, l’assureur n’a pas intérêt à vouloir le chiffrer.

Mais il y a ici un autre enjeu pour l’accompagnant. Bien souvent, il s’agit d’un membre de la famille ou d’un concubin qui prend en charge naturellement l’aide humaine à la victime. Sans doute est-ce votre cas.

S’habiller, effectuer des tâches ménagères que l’accidenté ne peut plus faire, le conduire d’un point à un autre quand elle n’est plus véhiculée… Pour effectuer tous ces gestes du quotidien, la victime peut réclamer l’aide d’une tierce personne, ce qui doit être pris en compte dans le rapport d’expertise. Le conseil d’un avocat peut s’avérer précieux quand l’accompagnant ou la victime sont tentés de refuser cette aide. L’accepter est souvent un chemin difficile à franchir.

Certains la perçoivent comme une culpabilité, la sensation d’abandonner la victime. Et la victime elle-même la perçoit parfois comme le signe “officiel” de son invalidité.

L’avocat est aussi là pour dédramatiser la chose, séparer la solution et les significations que vous y mettez. Pointer à quel point tout ceci participe de la reconstruction d’un projet de vie. C’est enfin lui qui peut évaluer les conséquences de l’accident sur votre vie à vous.

En effet, il arrive souvent que l’accompagnant soit lui-même une victime par ricochet. Et il est possible que l’on reconnaisse un préjudice moral ou un préjudice économique chez la victime médiate de l’accident corporel (vous).

Pour en savoir plus sur la question de victime par ricochet, suivez ce lien et lisez cet article.

Et pour savoir si vous êtes dans ce cas, contactez-nous.

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